Codes sectoriels

 

Au cours des dernières décennies où de plus en plus d’entreprises ont adopté des codes de conduite, de nouvelles initiatives ont vu le jour : les codes sectoriels. Ce type de code facilite l’application des codes de conduite dans toute leur chaîne d’approvisionnement. Comme plusieurs des entreprises avaient des fournisseurs ou des sous-traitants similaires, elles ont pensé se regrouper par secteur et développer des outils communs.

Les entreprises s’étant regroupées et dotées d’un code sectoriel ont d’abord adopté un code de conduite commun. Cela simplifiait le processus de mise en application du code de conduite par les sous-traitants et les fournisseurs, qui n’avaient plus à respecter des dizaines, voire des centaines de codes, mais un simple code de conduite. Par la suite, les entreprises pouvaient développer des outils communs pour la mise en application du code, comme un questionnaire pour les fournisseurs, un formulaire d’appel d’offres, un processus pour porter plaintes, etc.

Dorénavant, au lieu de se protéger en évitant de dévoiler à la concurrence les listes de fournisseurs et sous-traitants, les entreprises travaillent en concertation et partagent certaines informations jusqu’alors d’ordre confidentiel.

Bien que les codes sectoriels soient une initiative du secteur privé, la CQCAM la considère beaucoup plus intéressante que les codes de conduite. Cela n’en fait cependant pas un outil amenant à de réelles améliorations des conditions de travail et de l’environnement dans toute la chaîne d’approvisionnement.


Exemples de codes sectoriels :

EICC : le Code de conduite de l’industrie électronique (EICC) est adopté par plusieurs entreprises de ce secteur.

GESI : l’Initiative pour le développement durable global est une coalition d’entreprises du secteur de l’information, des communications et des technologies qui a développé des outils communs afin de faciliter la responsabilité sociale de l’entreprise.