Haïti
Ayiti, terre des hautes montagnes
Survol de la situation politique, économique et sociale en Haïti
Contexte politique
Haïti est une république présidentielle composée de deux chambres représentatives qui forment le corps législatif: le Sénat et la Chambre des députés. Le Sénat comprend 30 membres élus pour six ans (3 membres par département), et la Chambre compte 99 députés élus pour 4 ans. Tous les deux ans, le Sénat est renouvelé par tiers. Les prochaines élections sénatoriales sont prévues le 19 avril 2009 pour renouveler les 12 sièges vacants. Plusieurs candidatures ont déjà été rejetées par le Conseil Électoral Provisoire haïtien dont celles des 18 candidats du parti Fanmi Lavalas fondé par Jean-Bertrand Aristide.
En février 2006, René Garcia Préval est réélu à la présidence d’Haïti pour un mandat quinquennal. Il succède ainsi au gouvernement intérimaire de Boniface Alexandre et de son premier ministre Gérard Latortue, qui assumaient les fonctions d’intérim depuis 2004 suite à l’exil forcé en Afrique du Sud de Jean-Bertrand Aristide. Calquant ses actions sur celles de son premier mandat (1996 à 2001), René Préval nomme Jacques-Édouard Alexis au poste de premier ministre. Toutefois, devant l’incapacité de ce dernier à proposer des solutions viables à la cherté de la vie et à la crise alimentaire endémique, Alexis est limogé par le parlement en avril 2008 et remplacé par Michèle Pierre-Louis, en laquelle la gauche haïtienne fonde beaucoup d’espoirs.
Politique économique
Depuis la proclamation de son indépendance en 1804, les crises politiques, les dictatures et l’occupation militaire se sont succédées en Haïti au point que l’ancienne perle des Antilles détient aujourd’hui le titre peu enviable de pays le plus pauvre du continent américain. De nombreux facteurs ont concouru à plonger Haïti dans le marasme économique actuel.
En matière d’économie, le gouvernement Préval/Pierre-Louis ne se distingue pas de ses prédécesseurs et aligne ses politiques économiques sur les politiques néolibérales appliquées au pays depuis le renversement de Jean-Claude Duvalier en 1986. Les deux lois HOPE (Opportunité Hémisphérique Haïtienne à travers l’Encouragement au Partenariat) sont la parfaite expression de cet alignement néolibéral imposé au gouvernement haïtien en contrepartie de l’aide financière accordée par certains bailleurs de fonds tels la BM, le FMI et les États-Unis. La loi HOPE II fait suite à l’application en juin 2007 d’une première loi censée favoriser la création de 100 000 emplois en trois ans grâce à une exonération des droits de douane. Si l’application de cette loi a bel et bien facilité la circulation des produits fabriqués en Haïti vers le marché américain, elle n’a absolument pas créé l’eldorado escompté. La loi HOPE n’aura contribué qu’à créer 3 000 emplois, qui plus est dans le secteur de la sous-traitance, favorisant ainsi le développement des zones franches dans le domaine du textile. La loi HOPE II se veut une version simplifiée de la première loi adoptée par le parlement américain sous l’administration Bush en 2007. Sa durée d’application s’étalera sur une période minimale de 10 ans.
Les politiques néolibérales appliquées ces dernières années ont également eu pour conséquence d’accroître considérablement la dépendance alimentaire du pays jusqu’à le plonger dans une grave crise alimentaire. Plusieurs économistes ont pourtant mis en garde le gouvernement contre l’application aveugle de politiques qui à long terme mèneront tout droit à l’effondrement de l’économie paysanne. Les conséquences de ces politiques sur la situation agro-alimentaire du pays sont déjà critiques. Alors qu’en 1986 la production nationale de riz suffisait à répondre à 80 % de la demande locale, 80 % du riz consommé aujourd’hui en Haïti provient de l’importation, bien que les rizières demeurent cultivables et que les deux tiers des haïtiens vivent toujours de culture vivrière. Le problème s’étend aux autres produits de base tels que les fèves, le maïs et les œufs. En raison de cette dépendance agricole accrue et suite à la flambée des prix du pétrole et à la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, la population haïtienne a vu son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil. Pour la seule année 2007, on a enregistré une augmentation de 150 % des prix des produits de première nécessité sans que le salaire minimum ne soit ajusté en conséquence.
Taux de chômage
Le salaire minimum est établi à 70 gourdes par jour depuis 2003, ce qui représente environ deux dollars canadiens. Un projet de loi devant être voté au Sénat a été déposé pour le majorer à 200 gourdes par jour, ce qui resterait nettement insuffisant pour vivre décemment. Le syndicat Batay Ouvriye a d’ailleurs dénoncé ce projet de loi qui ne tient aucunement compte de l’augmentation du coût de la vie. L’organisation syndicale revendiquait depuis 2003 une augmentation du salaire minimum à 450 gourdes.
Le taux de chômage en Haïti atteint des proportions indécentes. Il touche 70 % à 80 % de la population active, estimée à un peu plus de 4 millions de personnes (Institut de la statistique du Québec). Le nombre de travailleurs salariés varie en fonction des statistiques mais demeure très marginal. Entre 200 000 et 350 000 personnes occuperaient un emploi stable, sur une population totale de plus de 8 millions et demi de personnes. La forte majorité des travailleurs et des femmes vivent du travail informel (7 personnes sur 10). Les principales sources d’emplois sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et le secteur des services. Le revenu moyen per capita est de 450$ par année (332$ selon le Rapport ICCO), comparativement à un revenu de 7 150$ en République dominicaine.
80 % des haïtiens vivent donc sous le seuil de pauvreté et 78% de la population survit avec moins d’un dollar par jour. Cette situation a de graves conséquences sur les couches plus vulnérables de la population telles que les femmes et les enfants. Acculées à la pauvreté, de nombreuses familles des zones rurales se résolvent à envoyer leurs enfants en domesticité dans des familles citadines, en échange de quoi la famille d’accueil s’engage à les nourrir et les loger. Au bas mot, 300 000 enfants-restavec vivraient ainsi en domesticité et seraient exposés à toutes sortes de sévices physiques et sexuels, et au travail forcé.
Cette désolante conjoncture a également entraîné une fuite des cerveaux haïtiens vers d’autres pays, notamment le Canada et les États-Unis. Actuellement, ce sont 8 diplômés universitaires sur 10 qui quittent Haïti pour se soustraire à cette réalité. À cela s’ajoute l’exode massif d’Haïtiens en République dominicaine. En plus de se faire surexploiter, les Haïtiens établis dans le pays voisin font l’objet de discrimination et de répression constante de la part des autorités dominicaines. On estime entre 700 000 et 800 000 le nombre d’Haïtiens travaillant en République dominicaine. Ils effectuent 80% du travail agricole dans le pays. En plus des ouvriers agricoles, communément appelés braceros, les migrants haïtiens effectuent des travaux domestiques ou travaillent dans le domaine de la construction.
La diaspora haïtienne, évaluée à près d’un million de personnes établies principalement en Amérique du Nord, a transféré 1,6 milliards de dollars en 2006 vers Haïti. 77 % de ces capitaux ont été utilisés par les familles et les ménages pour répondre aux besoins de base tels que l’alimentation. La diaspora haïtienne joue donc un rôle non-négligeable pour atténuer les conséquences de la crise alimentaire qui sévit.
Privatisation – dette externe
Haïti est accablé d’une dette estimée à 1,85 milliard de dollars. Cette dette qui augmente à un rythme exponentiel chaque année constitue un frein majeur au développement du pays et aggrave considérablement le problème chronique de pauvreté. La dette est utilisée comme instrument de domination des bailleurs de fonds pour exiger qu’Haïti privatise certaines entreprises publiques telles que l’entreprise de télécommunications (TELECO) ou l’entreprise d’électricité nationale (EDH). Le remboursement de la dette se fait au détriment du financement des services de santé publique, d’une réforme agraire intégrale, d’une lutte contre l’analphabétisme, et contribue ainsi à la paupérisation de certaines classes sociales telles que la classe paysanne. La dette haïtienne a pourtant été contractée en grande partie sous le régime dictatorial des Duvalier, responsables à eux seuls du détournement de près de 900 millions de dollars américains du Trésor public. De cette somme, un infime montant de 7,6 millions de francs suisses a récemment été restitué à Haïti. Une partie non-négligeable de la dette serait également imputable aux régimes militaires mis en place à la suite du soulèvement populaire de 1986. Enfin, la dette bilatérale entre Haïti et la France qui s’élève à plus 50 millions de dollars résulte d’un accord conclu en 1825 entre Charles Quint et Jean-Pierre Boyer afin d’éviter une nouvelle occupation française et un pillage des ressources du pays. La somme de 150 millions de Francs avait été exigée à l’époque par la France à Haïti en compensation pour la perte de ses esclaves.
Bien que la Banque Mondiale ait reconnu en 2006 que la dette externe est insolvable, aucune mesure digne de ce nom n’a été adoptée par les institutions financières internationales pour alléger le fardeau que porte la population haïtienne. En date d’aujourd’hui, seuls quelques allégements et réductions insignifiants ont été consentis par certains pays, mais le processus d’annulation de la dette prévu initialement en 2008 a été reporté au mois de juin 2009. Haïti, qui figure désormais au rang des pays pauvres très endettés a ainsi remboursé 90 millions de dollars américains en 2007 pour une dette qui n’a jamais profité au peuple haïtien et qui est en grande partie illégitime.
Occupation militaire
Depuis juin 2004, à la demande de son gouvernement qui se plie aux exigences des bailleurs de fonds étrangers, Haïti subit une énième occupation militaire étrangère. La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti est coordonnée par le Brésil. Elle est composée d’un effectif de plus de 9 000 militaires et policiers provenant d’une cinquantaine de pays, dont le Canada et les États-Unis. En octobre 2008, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de proroger le mandat de la Minustah d’un an, soit jusqu’au 15 octobre 2009.
La crédibilité des forces de maintien de la paix dont le mandat consiste à assurer un climat de sécurité et de stabilité, à appuyer le processus constitutionnel en Haïti et à surveiller la situation des droits de l’homme a été mise à mal à plusieurs reprises les dernières années. Les troupes de la MINUSTAH et la police nationale ont été vertement critiquées par certaines organisations de défense des droits de l’homme pour avoir procédé à des arrestations massives de suspects sans mandat d’arrêt et pour avoir violemment réprimé une manifestation pro-Aristide dans le quartier de Cité-Soleil, répression qui s’est soldée par la mort d’une trentaine de personnes. Des soldats se sont également rendus coupables de viols.
La présence des forces de l’ONU constitue une des exigences imposées par les institutions financières internationales au gouvernement en échange du financement accordé à Haïti. De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la société haïtienne pour dénoncer la violation du droit à l’autodétermination du peuple d’Haïti sous le couvert d’une action humanitaire. Le maintien des troupes coûte annuellement 560 à 600 millions de dollars américains, une somme qui gagnerait à être investie dans des plans de relance de l’économie haïtienne, dans le financement des services sociaux et de politiques publiques ou du moins dans des programmes de formation d’une force de sécurité haïtienne. En investissant ces sommes dans la sphère sociale et en s’attaquant ainsi à l’origine du problème plutôt qu’à ses conséquences, la communauté internationale contribuerait à freiner la violence sociale plutôt qu’à l’alimenter.
Réforme agraire et crise alimentaire
La marginalisation de la population rurale en Haïti ne date pas d’hier et la paysannerie n’en est pas à sa première crise. La migration désorganisée et incontrôlée des paysans vers les zones urbaines, la multiplication des bidonvilles et la baisse de la production agricole nationale entraînée par cet exode sont symptomatiques d’un problème chronique et structurel. La sonnette d’alarme a été tirée depuis belle lurette pour attirer l’attention des classes dominantes sur les effets catastrophiques d’une absence de politique gouvernementale à l’endroit du milieu rural. La répartition inégale des terres, la pauvreté, l’analphabétisme, le manque d’accès à des soins de santé, à de l’eau potable et à tous les services sociaux de base sont autant de facteurs aggravants et de signes annonciateurs de la crise agro-alimentaire qui sévit aujourd’hui. C’est vers les années 50, lorsque les effets de l’exode des paysans sur la production agricole nationale sont devenus patents que les dirigeants ont commencé à prendre conscience du problème. La croissance démographique enregistrée les dernières années a contribué à accélérer la crise alimentaire.
L’État haïtien et les églises détiennent toujours la grande majorité des terres fertiles, et bien qu’une redistribution des terres ait été amorcée dans le cadre de la réforme agraire lancée par le gouvernement Préval, une bonne partie des terres n’appartiennent toujours pas à ceux qui la cultivent mais à des latifundiaires qui vivent dans les villes ou à l’étranger. En décembre 2008, les paysans sont descendus par milliers dans les rues de Port-au-Prince pour crier leur ras-le-bol et exiger du gouvernement qu’il adopte un plan de relance de la production agricole nationale en vue de retrouver la souveraineté alimentaire du pays. Les revendications visaient également à dénoncer la présence militaire des forces de l’ONU sur le territoire haïtien et à réclamer du gouvernement qu’il inscrive la protection de l’environnement en tête de ses priorités. Bien que les mouvements sociaux en Haïti demeurent très divisés, ces manifestations sont la preuve que le mouvement paysan parvient de plus en plus à s’unir pour proposer des alternatives susceptibles de sortir le pays de l’impasse actuelle.
En août et septembre 2008, des calamités sont venues se greffer à cette crise structurelle et aggraver la crise alimentaire. Quatre cyclones ont successivement dévasté le pays en l’espace de quelques semaines, tuant plus de 800 personnes et en entraînant 800 000 dans un grave état d’insécurité alimentaire. Certains ont vite fait d’incriminer les petits paysans pour la déforestation débridée qui a été menée sur le territoire haïtien et qui a favorisé l’érosion des sols (90 % des arbres ont été rasés pour produire du charbon et pour favoriser l’agriculture), mais il faut plutôt voir dans ce déboisement inconsidéré l’incapacité gouvernementale à mettre sur pied un plan de développement de sources énergétiques alternatives et des mesures permettant de réguler les prix du gaz propane. Depuis ce sinistre, on estime à 3 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire en Haïti.
Coopération internationale en Haïti
L’aide internationale accordée à Haïti est à la fois nettement insuffisante et beaucoup trop dispersée pour répondre aux besoins criants de la population. Les économistes s’accordent à dire qu’il faudrait investir des milliards de dollars américains pendant plusieurs années pour sortir Haïti du marasme économique dans lequel le pays est aujourd’hui englué.
Le Canada, les Etats-Unis et la France sont les principaux bailleurs de fonds étrangers en Haïti. Bien que l’aide internationale soit nettement insuffisante pour résoudre les problèmes structurels, la communauté internationale jouit tout de même d’un pouvoir étonnant sur les prises de décisions politiques en Haïti. Il y a quelques années, l’aide internationale servait de complément à la richesse nationale alors qu’aujourd’hui, 60 % du budget de l’État haïtien provient de l’argent accordé par les bailleurs de fonds. C’est dire l’influence et le contrôle que ces bailleurs de fonds peuvent exercer sur les politiques mises de l’avant au pays. De fait, les prêts accordés par les institutions financières internationales comme la Banque Mondiale ou le FMI sont assortis d’intérêts et de conditions, comme la mise en place du programme d’ajustement structurel, qui nuisent lourdement à la souveraineté économique du pays en affaiblissant considérablement le pouvoir de l’État. Le maintien des troupes de la MINUSTAH sur le territoire, le remboursement du service de la dette, l’application de politiques libérales, la privatisation de certains services sont toutes des conditions imposées en échange des fonds octroyés.
Actuellement, on dénombre près de 4 000 ONG en Haïti, dont à peine 10 % sont officiellement reconnues par le ministère de la coopération externe. Cela fait d’Haïti un des pays où on enregistre la plus importante présence d’ONG per capita avec le Burkina Faso. La corruption qui règne en Haïti sert souvent de prétexte pour que l’aide accordée soit gérée directement par les ONG en place. Les fonds débloqués arrivent souvent au compte-gouttes et cette aide ne permet pas de renforcer la capacité de l’État à concilier les interventions. Cela créé une dispersion importante de l’aide et réduit considérablement la marge de manœuvre d’intervention étatique. L’argent décaissé par les pays donateurs leurs revient sous forme de salaires et d’honoraires de consultants. Il n’est pas rare non plus que l’aide financière débloquée serve finalement à payer des produits et services dans le pays donateur. On reproche de plus en plus aux bailleurs de fond de traiter les conséquences plutôt que les causes des crises humanitaire, sociale et environnementale dans lesquelles est plongée Haïti.
Mars 2009
SOURCES:
http://www.papda.org/article.php3?id_article=500
http://www.papda.org/article.php3?id_article=486
Texte en espagnol: http://www.papda.org/IMG/pdf/Rapport_final.pdf
http://www.ickl-haiti.org/article.php3?id_article=111
http://www.ickl-haiti.org/article.php3?id_article=129
http://www.mondialisation.ca/PrintArticle.php?articleId=7292
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR27/001/2007
http://survey09.ituc-csi.org/survey.php?IDContinent=2&IDCountry=HTI&Lang=FR
Liens intéressants
- Droit à l’alimentation en Haïti: Cette étude menée par Droits et démocratie en collaboration avec le Groupe de recherche et d’appui au Milieu rural (GRAMIR) dresse un tableau de la faim et de l’insécurité alimentaire en Haïti et émet des recommandations aux États, à la communauté internationale et à la société civile pour élaborer des programmes et des politiques en s’appuyant sur le cadre des droits de la personne. Consulter le rapport.
- État des lieux de la sécurité alimentaire en Haïti: Le CISO vous invite à consulter le rapport émis par ICCO sur la sécurité alimentaire en Haïti. L’organisation de coopération au développement présente un état des lieux sur l’insécurité alimentaire qui fait rage en Haïti et enjoint les organisations, institutions publiques, privées et associatives qui œuvrent dans le domaine agro-alimentaire à unir leurs forces et expériences pour accroître l’efficacité de leurs interventions et ainsi contribuer à l’élaboration d’une politique nationale concertée sur la sécurité alimentaire. Consulter le rapport.
- Violence sexuelle contre les filles en Haïti: Amnistie internationale dresse un bilan troublant des violences sexuelles commises à l’encontre des jeunes filles mineures en Haïti. L’organisme de défense des droits humains dénonce l’inefficacité du système judiciaire haïtien pour réprimer la violence faite aux femmes et aux jeunes filles et l’impunité dont jouissent les auteurs d’agressions et de viols. Le présent rapport énonce des recommandations à l’intention des autorités haïtiennes et de la communauté internationale afin que les dispositions du droit international sur la protection des personnes soient appliquées et respectées sans délai. Consulter le rapport.
- Marc-Arthur Fils Aimé, directeur de l’Institut Culturel Karl-Lévêque pose un regard dénonciateur sur l’occupation militaire subie par Haïti depuis 1915 jusqu’à aujourd’hui. Lire l’éditorial en français. Lire l’éditorial en créole.
- Haïti en 2008 a stagné dans la médiocrité: après avoir dressé un bilan morose d’une année 2008 dominée par des turbulences politiques et naturelles, Marc-Arthur Fils Aimé lance un vibrant appel aux forces progressistes haïtiennes afin qu’elles s’unissent derrière des revendications alternatives qui favoriseront l’érection d’un corps politique plus éclairé que le gouvernement en place. M. Fils Aimé dénonce la ligne politique néolibérale du gouvernement Préval, qui par mimétisme contribue à exclure davantage les masses populaires plutôt que de proposer de réelles alternatives telles que la mise en place de politiques alimentaire et industrielle responsables. Lire l’article.
- L’année 2008, une année amère pour le peuple haïtien: Antonal Mortime de la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) fait un retour sur la situation des droits humains en Haïti en 2008. Lire l’article.
Sites Internet
- Institut culturel Karl-Lévêque : http://www.ickl-haiti.org
- Syndicat de Bataye Ouvriye : http://www.batayouvriye.org/Francais/Accueil.html
- Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif : http://www.papda.org



