CQCAM


La Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM) est une table de concertation du CISO. Rassemblant des organisations syndicales, des organisations non gouvernementales et des groupes étudiants, elle œuvre à l’élimination des ateliers de misère partout dans le monde et à l’amélioration des conditions des travailleurs et travailleuses. Ses champs d’expertise sont la responsabilité sociale des organisations (RSO) et les politiques d’approvisionnement responsable (PAR).


Historique
À la fin du mois de janvier 2003, la Fédération des travailleuses et des travailleurs du Québec (FTQ) organisait un colloque sur les ateliers de misère à Montréal. Cet événement a permis de réunir des représentants de plus de vingt-cinq organisations préoccupées par cette dimension sociale de notre économie. À l’issue du colloque, comme ces organisations désiraient continuer le travail de conscientisation aux ateliers de misère tout en proposant des alternatives pour contrer leur développement, il a été convenu de créer la Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM) et c’est le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) qui en assume depuis la coordination.


La CQCAM a d’abord concentré ses activités autour de la lutte aux ateliers de misère dans le secteur du vêtement et du textile mais, depuis 2006, elle a élargi son travail aux ateliers de misère en général, tous domaines confondus. Cette modification dans sa cible s’avérait plus que nécessaire dans le contexte où les ateliers de misère se retrouvent maintenant dans des secteurs diversifiés, notamment l’électronique et les agences de placement.


La CQCAM regroupe une trentaine d’organisations syndicales, d’organisations non gouvernementales (ONG) et de groupes étudiants provenant de partout au Québec. Elle a mis sur pied des tables régionales de travail qui s’occupent du développement et de la mise en place de politiques d’approvisionnement responsable (PAR) dans les institutions publiques (municipalités, universités, commissions scolaires, etc.) et privées de ces régions. Ces tables sont actuellement à l’œuvre dans les villes de Québec et de Montréal.


Mission

La mission de la CQCAM consiste à sensibiliser la population du Québec à l’existence des ateliers de misère et à développer des alternatives concrètes pour contrer la prolifération de ces ateliers au Sud comme au Nord.

Ses objectifs principaux sont :

  • Informer et conscientiser sur la question des ateliers de misère et la délocalisation des entreprises.
  • Encourager l’adoption de politiques d’approvisionnement responsable (PAR).
  • Obtenir de la part des entreprises québécoises des engagements quant au respect des droits du travail tels que définis par l’Organisation internationale au travail (OIT) et par la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).
  • Obtenir de la part des autorités gouvernementales des modifications réglementaires incitatives quant au respect des droits du travail et allant dans le sens d’une plus grande transparence

Positionnement de la CQCAM

Préambule

ATTENDU QUE nous assistons à la prolifération des ateliers de misère tant dans les pays du Sud que du Nord ;

ATTENDU QUE ces ateliers de misère ne respectent pas les normes internationales fondamentales du travail quant aux conditions de travail des employés et employées et que ces ateliers rendent ainsi inacceptables les conditions de vie des travailleurs et travailleuses ;

ATTENDU QUE la Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM) veut faire pression sur les organisations afin qu’elles mettent en application des moyens de remédier à ces situations déplorables ;

la Coalition québécoise contre les ateliers de misère considère que les normes minimales devant être respectées pour l’ensemble des acteurs de la société sont :

au Québec : la Loi sur les normes du travail (LNT) et toutes les lois relatives au travail.

partout dans le monde : les sept normes fondamentales du travail prévues par les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les droits proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).


S’impliquer au sein de la coalition

La Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM) a une structure diversifiée qui permet plusieurs types d’implication.

La personne représentant une organisation membre de la CQCAM ne doit pas nécessairement y consacrer beaucoup de son temps. Cette personne est convoquée à la réunion annuelle de la CQCAM, qui a généralement lieu au printemps. De plus, elle reçoit de l’information de manière ponctuelle et est invitée à participer aux actions urgentes lorsqu’elles se présentent. Cette personne et tous les membres de son organisation sont invités aux événements de grande envergure (colloque, etc.). Enfin, l’organisation est invitée à appuyer financièrement le travail de la CQCAM.

La personne qui désire s’impliquer davantage dans les travaux de la CQCAM est invitée à se joindre à l’un des comités de coordination, soit le national qui se réunit à Montréal, ou celui de Québec. Ces comités se réunissent en moyenne à toutes les six semaines et s’occupent de la gestion des dossiers en cours.

De plus, la personne qui s’intéresse particulièrement à certains dossiers peut s’impliquer dans divers comités de travail qui prennent forme au sein même des comités de coordination.