Foire aux questions
Qu’est-ce qu’un « ateliers de misère » ?
Pourquoi faut-il réagir aujourd’hui ?
Que faire contre les ateliers de misère ?
Que propose la Coalition québécoise contre les ateliers de misère ?
Qu’est-ce qu’une politique d’achat responsable ?
Que se passe-t-il une fois cette politique adoptée ?
Qu’est-ce qu’un code de conduite responsable ?
Où puis-je acheter des vêtements qui ne sont pas fabriqués dans des ateliers de misère ? Vaut-il mieux acheter des vêtements fabriqués chez nous ?
Est-ce que ce genre de campagne va faire perdre des emplois à des gens pauvres ?
Dois-je arrêter d’acheter ce qui provient de Chine ?
Comment dois-je m’y prendre si je veux contribuer à une campagne contre les ateliers de misère ?
Qu’est-ce qu’un « ateliers de misère » ?
C’est une usine ou atelier de production dans lequel les normes fondamentales du travail ne sont pas respectées. Les conditions de santé et de sécurité sont mauvaises, les heures supplémentaires excessives, les salaires misérables, l’organisation collective des travailleuses et des travailleurs combattue et les abus et harcèlements, fréquents. On les retrouve surtout dans les pays du Sud, souvent dans des zones franches, des zones délimitées de pays où les gouvernements en place offrent des infrastructures gratuites, des exemptions de taxes et n’imposent aucune norme sociale et environnementale. Il n’y a pas de syndicats libres dans ces zones. Des ateliers de misère existent également au Nord, notamment au Québec. C’est un secteur non visible de l’industrie où travaillent majoritairement des femmes, souvent des travailleuses à domicile et des immigrants sans papiers. Retour en haut
Pourquoi faut-il réagir aujourd’hui ?
Le modèle actuel de l’industrie mondiale a peu d’égard pour les droits des travailleurs les plus faibles, ceux qui sont au bout de la chaîne de production. Reflet de cette pression à la baisse sur les conditions de travail, le taux de syndicalisation dans plusieurs secteurs de production est en diminution constante depuis les années 80. Les consommateurs occidentaux, en raison de leur pouvoir d’achat, ont la capacité d’intervenir dans ce processus d’exploitation. Retour en haut
Que faire contre les ateliers de misère ?
Il existe bien des façons d’améliorer les conditions de travail dans les ateliers de misère. L’intervention des autorités publiques responsables des normes du travail est la principale. Cependant, les consommateurs organisationnels et individuels peuvent aussi, par leurs choix, influencer les pratiques de l’industrie. Les hôpitaux, universités, entreprises, municipalités, etc. peuvent se doter d’une politique d’achat responsable (PAR) qui oblige leurs fournisseurs et leurs sous-traitants à garantir que leurs produits ne sont pas fabriqués dans des ateliers de misère. Quant aux individus, ils ont tous l’option d’organiser une campagne dans leur milieu de travail ou d’y participer pour que leur employeur se dote d’une PAR. Retour en haut
Que propose la Coalition québécoise contre les ateliers de misère?
La CQCAM souhaite sensibiliser le plus grand nombre de personnes et d’organismes pour que chacun soit conscient des choix de consommation responsable qui s’offrent à eux. Afin de participer au mouvement international qui fait de plus en plus pression sur l’industrie afin qu’elle amorce un changement dans ses pratiques, la CQCAM souhaite l’adoption de PAR dans les institutions publiques et privées du Québec. Retour en haut
Qu’est-ce qu’une politique d’approvisionnement responsable ?
C’est une politique adoptée par une organisation pour encadrer tous ses achats de produits et services. Une politique d’approvision-nement responsable fait référence à des normes fondamentales de travail et à des normes minimales environnementales. Elle exige du fournisseur qu’il dévoile les lieux de production (transparence) et prévoit une marche à suivre dans le cas où il est prouvé que les produits ne respectent pas les normes mentionnées dans la politique. Les fournisseurs qui souhaitent vendre un produit à une organisation doivent respecter les normes incluses dans sa politique. Retour en haut
Que se passe-t-il une fois cette politique adoptée ?
Les fournisseurs et les sous-traitants sont avertis des nouvelles exigences de leur(s) client(s). Certains fournisseurs pourront s’adapter, d’autres refuseront probablement. Au fil des ans, une sélection s’effectuera naturellement entre ceux qui sont capables de répondre à des exigences responsables et ceux qui n’y trouvent pas d’intérêt. L’adoption d’une PAR est un premier pas dans la bonne direction. Ce geste indique une volonté de responsabilisation, mais ne produit pas un changement immédiat. C’est l’amorce d’un mouvement. Retour en haut
Qu’est-ce qu’un code de conduite responsable ?
Il s’agit du document de communication qui a pour vocation de présenter les engagements de l’entreprise. Un code de conduite responsable peut être défini comme l’ensemble des engagements pris par les entreprises en vue de respecter un certain nombre de critères responsables se rapportant aux normes fondamentales du travail et à certaines normes environnementales lors de la production de leurs marchandises et ce, pour leurs employés mais aussi pour ceux de leurs sous-traitants et fournisseurs. Ces engagements font généralement référence aux normes internationales du travail de l’Organisation internationale du travail (OIT) et aux droits enchâssés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Une entreprise peut avoir un code de conduite sans pour autant y inclure la question de la responsabilité sociale et environnementale des produits qu’elle commercialise. Retour en haut
Où puis-je acheter des vêtements qui ne sont pas fabriqués dans des ateliers de misère ? Vaut-il mieux acheter local, syndical, québécois ?
Il existe de nombreuses entreprises qui respectent les droits des travailleurs dans toutes leurs usines à travers le monde. Habituellement, de telles entreprises se sont dotées d’une politique d’achat responsable ou d’un code de conduite responsable. D’autres n’ont pas de code, mais respectent quand même leurs employés. Mais ces informations sont difficiles à obtenir.
Le fait d’acheter « local et syndical », « fait au Québec » ou griffé de designers ne signifient pas nécessairement que le produit final a été fait de manière responsable. De la même manière, une étiquette désignant « fait au Canada » ne signifie pas que toutes les étapes de production ont été faites au Canada. Selon la loi fédérale, si plus de 50 % des frais engendrés pour la production du bien viennent du Canada, le produit peut afficher « fait au Canada ». Le problème est que bien souvent, une seule étape peut être réalisée au Canada et plus d’une dizaine d’autres ailleurs. Mais puisque les coûts de production sont si bas dans les pays du Sud, les coûts de production au Canada dépassent le 50 % du coût total.
Bien que la CQCAM ne priorise pas le développement d’alternatives mais plutôt l’engagement de tous les acteurs de la chaîne de production dans le processus de responsabilité sociale, nous proposons toutefois quelques alternatives possibles. Pour ceux et celles qui veulent faire fabriquer des outils promotionnels responsables, voir notre


